Rochet M

ROCHET M

Le seigneur des anneaux…
olympiques !


Hongre Selle Français
né en 1983
Par Jalisco B
et Flicka’s Girl par Le Tyrol
Naisseur :
Fernand Leredde
Propriétaire :
Danièle et Dominique Mars

 

Rochet est arrivé dans mes écuries en mai 1992.

Il avait 9 ans.

 

Au lendemain de la Finale de la Coupe du Monde à Del Mar en Californie, à laquelle
je participais avec ma jument Punition, Mr et Mme Mars, des amis de mes parents,
m’ont fait part de leur désir d’acquérir un cheval de haut niveau et de me le confier
afin de me permettre d’aller aux J.O. d’Atlanta en 1996.

 

Le pari était audacieux, d’autant que mon choix s’est porté sur Rochet, repéré par ma mère au concours de Caen quelques semaines auparavant.

Rochet avait la réputation d’être un cheval très doué mais aussi très difficile.

Et bien que son précédent cavalier Marc Gilmet ait déjà bien avancé le travail, il m’aura fallu un an et demi avant que les premiers résultats probants n’arrivent, car Rochet possédait un caractère bien trempé. Il était à la fois très émotif et très susceptible, et acceptait difficilement les contraintes que lui imposait le cavalier.

Il compensait par ailleurs ces « défauts » par des qualités exceptionnelles qui ont fait
de lui un « crack » : la volonté, le courage, la générosité, la sensibilité, l’intelligence.

 

Ce n’est qu’en septembre 1993 qu’arrivèrent les premières victoires, m’indiquant ainsi
que Rochet avait enfin fini d’utiliser sa force et son énergie contre moi : désormais
nous avancerions ensemble dans la même direction.

C’était un cheval hors du commun, qui contrairement à mes autres chevaux,
n’appréciait et ne recherchait pas vraiment la compagnie des êtres humains, pas plus
que celle de ses congénères d’ailleurs, qu’il n’hésitait pas à mordre s’ils s’approchaient
de trop près… !

Rochet était un seigneur, distant, hautain, les caresses et flatteries ne l’intéressaient pas.
Tout au plus se laissait-il amadouer par des pommes, sa seule faiblesse…

 

En 2002, je mis Rochet à une retraite plus que méritée, retraite qu’il vécut à la maison,
toujours dans le même box qu’il n’a jamais quitté depuis son arrivée en 1992.

Il allait au paddock tous les jours quelques heures, et faisait aussi de temps en temps des
balades en forêt, histoire d’entretenir sa forme, et de vieillir sans trop de rhumatismes.

Puis durant l’été 2008, Rochet nous a brutalement quittés, à l’âge honorable de 25 ans,
laissant un vide immense dans son écurie et dans la vie de tous ceux qui l’ont côtoyé
et aimé.


Photos du diaporama : Pierre Costabadie © et Franck Papelard ©

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